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Carnet de voyage : Pascale et Jonathan, en quête d’un monde positif Elle est photo-reporter. Lui est journaliste. Ces deux-là se sont bien trouvés. Ensemble depuis près de 20 ans, en 2017, ils vendent leur maison et partent aux 4 coins du globe en quête d’essentiels. Objectif : mettre en lumière ceux qui n’ont pas attendu que le monde change pour changer le monde.


5 continents, 20 pays, un tour du monde d’1 an entre septembre 2017 et octobre 2018 : ce que vous vouliez faire, c’est rencontrer des acteurs de changement... 

Jonathan : On était en quête d’essentiels, on s’interrogeait sur notre mode de vie occidental. Durant un an, on a trouvé des communautés qui ont une manière de vivre qui nous questionnait par rapport à la sobriété, à la consommation, à notre rythme… 

Quel a été le déclic pour mettre les voiles?

Pascale : En 2015, j’ai créé Reporter du Monde Positif. En tant que photographe indépendante, je suis partie plusieurs fois 4 mois pour partager de belles histoires et  à un certain moment, je voulais prendre mon envol. L’idée a alors germé dans la tête de John.  

Jonathan : Oui, j’ai fait mon cheminement personnel et je me suis dit que moi aussi au final, j’avais envie de partir plus longtemps. Avec Pascale on a beaucoup voyagé, mais ce n’était jamais assez. On partait, 1 mois. Puis de 1 mois, on est passé à 4 mois, puis 1 an et là, on se prépare pour faire un tour du monde de 3 ans. L’objectif, depuis 2017, c’est de dépasser le stade du simple « touriste » pour ajouter une dimension supplémentaire : la dimension professionnelle. 

Pascale : Et d’ailleurs on en rigole souvent, mais en un an, on n’a jamais autant bossé ! 


Vous n’avez jamais autant travaillé… mais vous n’avez jamais été aussi heureux ?!

Jonathan : Disons qu’on mène une vie qui correspond beaucoup plus à ce que l’on veut, tant d’un point de vue professionnel que d’un point de vue privé. Même si j’aimais beaucoup mon travail à la RTBF, je lui ai ajouté un sens différent. Le fait de travailler en couple, d’ajouter une approche multimédia à notre démarche ont aussi donné un autre élan à notre démarche. Alors c’est clair qu’il y a des coups de blues, des coups de mou, des périodes de doute… mais dans ces cas-là, il faut redoubler de confiance pour ne pas stresser. Car ça en vaut la peine ! 

 Crédit photo : Pascale Sury 


Justement en parlant de stress. Avant de partir, vous avez tout vendu : la maison, la voiture… ce n’est pas paniquant de se retrouver « sans rien » du jour au lendemain ? 

Pascale : On a vendu la maison mais on a gardé cet argent sur un compte. Finalement, une maison, une voiture, ce n’est que du matériel. Quand bien même on aurait fait fausse route, une maison, ça se rachète. Pendant un an, on a travaillé en circuit-court : donc l’argent qu’on gagnait en vendant nos reportages, en écrivant des articles, en faisant une petite production pour le web… on le dépensait en logements et en transports… Donc au final, il n’y avait pas trop de prise de risque. 

Jonathan : Disons que la prise de risque était plutôt de l’ordre professionnel. Pascale était déjà indépendante mais moi j’étais journaliste depuis 15 ans à la RTBF, contrat CDI, une « carrière » : la petite prise de risque elle est là. On s’est dit qu’on allait peut-être perdre tout ce qu’on a construit en 15 ans mais au final, on a tout gagné.


On gagne parfois beaucoup en sortant de sa zone de confort… 

Jonathan : Sortir de sa zone de confort, ça permet de révéler le potentiel qu’on a car on doit être plus créatif, plus dynamique. Pascale et moi ne savions pas monter et tourner des vidéos, on n’avait jamais réalisé de documentaire d’1h40… En étant au pied du mur, on est forcé de se donner des défis. C’est très réjouissant d’atteindre ses objectifs, en travaillant. De se trouver de nouvelles compétences alors que la « société », inconsciemment, nous apprend à rester sur une voie toute tracée. Au final, c’est un vrai plaisir de changer de rayon.


Une question un peu plus perso… Être 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 ensemble, à parcourir le monde, ce n’est pas trop dur pour le couple ? 

Jonathan : Il y avait deux scénarios possibles, on en était conscients : soit ça cassait, soit ça matchait. Et en l’occurrence, notre couple n’a jamais été aussi heureux que durant ce tour du monde. On ne s’est jamais autant rapprochés. Au début du voyage on pensait qu'on allait s'accorder des breaks de quelques jours, des pauses pour être seul avec soi-même et finalement, on n’a même pas eu besoin de ce joker !

Pascale : Finalement, c’est plus la vie en Belgique qui nous « tue ». Le fait d’être en Belgique depuis 6 mois, dans un rythme effréné (NDLR : l’écriture et la promo de leur livre et la tournée de leur documentaire : « Un monde positif »), c’est beaucoup plus difficile. A l’inverse, quand on se sent libre, avec du stress en moins, on est beaucoup plus cool. 

 Crédit photo : Pascale Sury 


En Belgique, tout va trop vite ? 

Jonathan : Oui, c’est clair ! Avant de partir, on avait un sentiment de « trop » : trop vite, trop de choses, trop de consommation, trop de rendez-vous, trop de contraintes. C’est vraiment ça qui nous collait à la peau avant de partir et on a retrouvé ce sentiment quand on est rentrés. Sans jugement aucun, la vie est très exigeante.  

Pascale : En même temps, même si j’aurais du mal à y revivre, je n’ai jamais eu une vision aussi positive de la Belgique qu’aujourd’hui : il y a une facilité, un confort incroyable, de l’eau courante, de l’électricité, des bons soins de santé… et ça, on ne s’en rend compte qu’en voyageant hors des sentiers battus. Et par rapport à la vitesse, au final, c’est aussi à nous à mettre des limites. Mais ce n’est vraiment pas facile. 


Et d’ailleurs, des limites, des exigences, vous vous en êtes pas mal fixées lors de ce tour du monde pour voir et partager autant de rencontres. Ce 30 avril 2019, vous allez d’ailleurs repartir… mais pour 3 ans. Pour faire les choses différemment ? 

Jonathan : Notre volonté, c’est vraiment d’être plus lents. L’année dernière effectivement ça a été trop vite, on avait fixé un rythme qu'on voulait tenir. Là on a envie de se sentir encore plus libres, encore plus souples. On veut passer plus de temps avec ceux qu’on rencontre et avec qui on est bien. Équilibrer les jours de vie professionnelle et les jours de vie intérieure, trouver le juste milieu entre jours de travail et vraies découvertes. On veut se donner du temps. 

Pascale : Là, on va partir 7 mois sur chaque continent. La volonté, c’est aussi de réduire notre empreinte carbone en prenant beaucoup moins l’avion qui a un impact considérable. Voyager plus longtemps, prendre le bus pendant 4 jours au lieu de prendre l’avion… ça permet de voyager plus en profondeur, d’être plus dans la fluidité de la vie. 

 Crédit photo : Pascale Sury 


Une rencontre, un pays que vous gardez en tête, parmi toutes les merveilles dont vous avez été témoins ? 

Pascale : J’ai vraiment eu un coup de cœur pour le Bhoutan, le pays de « bonheur national brut ». L’office du tourisme a été très sensible à notre projet et nous a invités durant 12 jours. 

Quant à une rencontre qui m’a marquée, c’est celle de Runa Khan au Bengladesh. Peut-être parce que c’est une femme… Cette femme musulmane a un charisme fou, elle gère environ 1800 personnes pour l’ONG qu’elle a créée : Friendship. Cette association vient en aide aux populations des Chars, des îles éphémères qui apparaissent et disparaissent au gré des inondations. Ce sont les oubliés du Bengladesh, les premiers réfugiés climatiques. 

Jonathan : Pour ma part, j’ai adoré l’Ethiopie, un pays fortement touché par l’insécurité alimentaire. On y a rencontré un chef de village qui a transformé sa zone désertique en véritable oasis. Une révolution écologique est en cours depuis 30 ans à Abrha We Atsbha et depuis, là-bas, les gens ne meurent plus de la famine. 

Et puis en Ethiopie, il y a aussi un Belge d’une petite trentaine d’années: Emmanuel. Il est parti tout seul, sans moyens, sans la langue et a tout de même permis de changer la vie du petit village d’Esho.  


Après un tour du monde d’un an et à l’aube d’un nouveau très grand voyage, votre objectif est atteint ? 

Jonathan : Notre objectif c’était d’inspirer le monde, on l’a fait avec nos moyens. 

Pascale : Et on va continuer dans ce sens : dans 3 ans, on reviendra avec plein d’autres images, un nouveau documentaire, un nouveau livre…

Un jour, John et Pascale se poseront… mais seulement quand « leurs jambes et leur dos seront trop fatigués ». D’ici là, on leur souhaite bon vent, à ces tourtereaux du monde positif. Dieu qu’elle est bonne leur bouffée d’oxygène.


Pour revenir sur leurs traces : « Une monde positif » par Pascale Sury et Jonathan Bradfer aux éditions Mardaga

Pour les suivre tout au long de leur périple : Facebook et Instagram

Pour soutenir leur prochain voyage : leur campagne de crowdfunding Kiss Kiss Bank Bank

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