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L’avenir est dans le sac en jute Pollutions des mers et des rivières, déforestation intempestive... Le problème de l’emballage est pointé du doigt comme l’un des grands coupables.

Rencontre avec Mathieu Defour, administrateur de Defimex, une société familiale spécialisée dans l’emballage depuis 1972. 

Defimex a connu toutes les tendances en matière de sacs, selon les époques et les tendances. D'abord le papier, puis le plastique (mais aussi le coton, le nylon...), et enfin le jute tout récemment, via Justenet, une marque déposée par Defimex. « Les sacs en papier sont apparus dans les années 50. Dans le sillage du baby-boom et de l’après-guerre, de nombreux commerces se sont développés et le sac en papier est né dans un souci pratique. » Au milieu des années 60, les supermarchés désireux d’augmenter leur marge décident toutefois de passer au plastique, qui est moins cher, moins vorace en espace de stockage et plus solide que le papier. 

« On est passé au plastique pour des raisons ‘écologiques. Dans les années 60, afin que le public approuve le passage du sac papier au sac plastique, l’industrie a évoqué l’aspect écologique du plastique. Les arguments étant que le papier polluait les rivières, qu’il entraînait la déforestation, et qu’étant beaucoup plus volumineux que le plastique, il exigeait davantage de déplacements. Les gens ont avalé la couleuvre du 'plastique vert' sans ciller. »

Au fil des années, le plastique étant devenu plus cher à cause de la hausse du prix du pétrole, on a commencé à dire que le plastique polluait, et qu’il fallait trouver une autre solution. « Une fois de plus, on a manipulé les masses pour des raisons idéologiques ou environnementales – même s’il est vrai que l’usage actuel du plastique pollue – alors que la vraie raison était économique. »

Papier ou plastique :  lequel pollue le plus ? 

D’après Mathieu Defour, ce serait la peste contre le choléra.

« On parle aujourd’hui d’un papier écoresponsable et d’un plastique polluant, mais ces deux matériaux sont assez équivalents. En effet, le plastique pollue à cause de sa fin de vie : il n’est pas toujours facilement recyclable et pollue les rivières, les océans, ou doit être incinéré. Quant au papier, c’est l’inverse, c’est son début de vie qui pose problème : il cause la déforestation et son transport est fastidieux. De plus, il pollue les rivières à cause du chlore utilisé pour le blanchir. Cela provoque le développement d’algues exogènes qui perturbent la faune aquatique. Quant au label FSC, il s’agit d’une grosse arnaque au consommateur : en effet, même si le principe semble bon – pour un arbre coupé on en replante un nouveau – la réalité est tout autre. Nous parlons ici de forêts d’arbres biodiversifiées et seuls des eucalyptus sont replantés pour des raisons économiques car cet arbre pousse plus vite et est donc plus rentable. Le microcosme est donc complètement bouleversé. Et il est aujourd’hui trop tard pour revenir en arrière. Toute entreprise – y compris nous mêmes – se doit toutefois de présenter ce label afin d’être crédible aux yeux du public. »

Pour Mathieu Defour, c’est la diversité qui crée l’équilibre, que ce soit en matière de biotope ou de... sacs ! 

« Chaque matériau peut trouver sa place s’il est utilisé raisonnablement et bien géré... » 

Disparition annoncée des sacs à légumes et fruits 

La circulaire européenne n’interdit pas les sacs en plastique, mais en Belgique, les trois gouvernements ont opté pour des réglementations différentes au niveau du type de plastique utilisé.

« Imaginez une chaîne qui est présente en Wallonie, à Bruxelles et en Flandre... Il y a de quoi s’arracher les cheveux... » 

Quant aux sacs biodégradables, qui coûtent 4 fois plus cher qu’un sac plastique classique, ils sont aussi difficiles à stocker car ils sont sensibles à l’humidité. Et le papier favorise le vol, qui a grimpé en flèche depuis son retour.

« De petits produits cosmétiques sont dissimulés dans le fond des sacs, qui est complètement opaque, ceci expliquant cela... »

Outre les contraintes légales citées plus haut, le plastique a également connu une flambée de ses prix calquée sur celle du pétrole.

« On peut aujourd’hui affirmer que la disparition des sacs pour légumes et fruits est annoncée endéans les deux ans. Cela nous a poussés à plancher sur une solution en tenant compte de l’incidence environnementale. »C’est le sac en jute qui a été retenu haut la main en raison de ses qualités éthiques et durables. « On l’utilise depuis des siècles, il est home compostable, on peut l’incinérer sans problème, il ne contient pas de pesticides, et consomme très peu d’eau pour pousser contrairement au coton. De plus, il conserve mieux les fruits et légumes au frigo. Le seul inconvénient est qu’il est un peu plus lourd. »


Le sac en jute réutilisable est déjà disponible dans 51 magasins belges, et devrait rapidement s’étendre... 

Article du Bio Info par Virginie Stassen Infos : www.defimex.eu 

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